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Chapitre II : cauchemar dans la 5ème Av.

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Chapitre II

Me voici dans la chambre du Langham Place au 25ème étage. La vue est magnifique, mais je n’ai pas la tête à ça. D’ailleurs, c’est presque la même vue que je vois depuis mon loft.

Je devrais peut-être aller voir la police ?  De toute façon, à Manhattan il ne se passe pas un jour sans entendre les sirènes de la police. Ils doivent être blasés. Ils vont même certainement rire et classer l’affaire. N’empêche qu’il y a bien eu un cambriolage étant donné que mon appartement est vide. Mais comment prouver que c’était elle ?

Alors je vais essayer de la retrouver.  Demain je vais me rendre dans tous les endroits que nous fréquentions pour savoir si quelqu’un l’a vue récemment.

Difficile de dormir. Je n’arrête pas d’y penser. Je n’ai rien vu venir. Elle est entrée dans ma vie d’un pas velouté, elle m’a ensorcelé et maintenant elle a disparu, sans laisser d’adresse.

Je n’ai jamais rencontré ses amies, ni sa famille. Elle disait que ces amies n’étaient pas à la hauteur de notre train de vie et que ses parents vivaient à L.A. et elle ne les voyait pas souvent.

Nous étions presque fusionnels. Rien qu’elle et moi. Je ne posais jamais de question. Quand elle voulait me parler, elle savait que j’étais là et que je l’écouterais.

Elle ne se confiait pas beaucoup sur son passé. Elle disait que seul le présent contait et que maintenant elle était heureuse avec moi.

Comment aurai-je pu me douter d’une quelconque embrouille de sa part ?

Demain, à la première heure, je téléphone à ma secrétaire pour qu’elle annule tous mes prochains rendez-vous.

Il faut que je la retrouve. Elle me doit des explications. Mais par où vais-je commencer ?

Je repense à tous ces moments que nous avons partagés.

L’année dernière nous avions fait un séjour à Vienne. Nous étions à l’hôtel Bristol, près de l’Opéra. Elle avait adoré le Don Giovanni de Mozart. Elle avait l’air d’une petite fille émerveillée qui découvre le monde.

Cette même année, pour Noël, nous avions décidé de passer les fêtes dans mon chalet à Aspen. Elle n’aimait pas skier, mais elle aimait la montagne. Je crois qu’elle aimait le luxe. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir, étant donné que moi-même je baigne dedans depuis ma plus tendre enfance.

Je n’ai pas besoin d’argent, ma famille est aisée. Mon travail, c’est plus pour être occupé que pour le besoin d’argent. Je suis consultant pour un grand cabinet de New York et je voyage beaucoup, surtout en Europe.

Ma famille n’avait pas pu venir à Aspen et nous nous sommes retrouvés que les deux, en amoureux, si on peut dire comme ça. C’est vrai, maintenant que j’y pense. Ma famille ne l’a jamais connue.

Quand j’allais skier, elle me disait qu’elle allait se reposer au spa de l’hôtel en bas des pistes.
Quand je rentrais, en fin d’après-midi, je la retrouvais au chalet. Parfois, elle avait l’air si triste. Je pensais que je ne la rendais pas heureuse. On allait faire des balades en calèche et elle regardait, d’un regard avide, tous ces gens riches qui se pavanaient dans leur fourrure.

Elle ne parlait pas beaucoup, contrairement aux premières semaines de notre rencontre.

Je me rappelle aussi de cette fois où nous sommes allés à Paris. Elle voulait que je lui montre uniquement les quartiers huppés. Tandis que moi, je préférais les endroits moins fréquentés. Les petites ruelles inconnues des touristes.
J’avais réservé une table dans une brasserie chic, Chez Georges dans le 17ème arrondissement. Elle n’arrêtait pas de regarder toutes les tables. Elle disait qu’elle espérait rencontrer une célébrité.
Nous avions passé une charmante soirée et en rentrant à l’hôtel, elle me tenait la main. Je n’avais donc pas besoin de mots. Son regard plein de gratitude me suffisait.

En y repensant, je me rends compte que je ne sais absolument rien d’elle…

Son nom de famille est tellement commun, qu’il ne va m’être d’aucune utilité pour la retrouver.

Il est presque 5 heures du matin… et je n’ai pas encore fermé l’œil.

Si demain je veux être productif, il faut absolument que je dorme quelques heures….

Demain est un autre jour.

A suivre…

 

 

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